TEMPÉRAMENT DE TYPE 9 - LE MEDIATEUR

LE MEDIATEUR - INTRODUCTION

Le tempérament (le médiateur) d’une personne correspond à son caractère global, à sa personnalité, à sa manière de percevoir et d’appréhender son environnement et d’y répondre dans la relation. Ce tempérament est complété par deux ascendants, que je serais également en mesure d’identifier. Il est important de comprendre que chaque tempérament présente ses qualités et ses défauts propres. Ma pratique quotidienne m’a aidé à me centrer car je tiens à me sentir libre et c’est pour cela que je préfère l’emploi des mots : « libéré » et « non libéré ». En tant que médium, j’ai observé que les sentiments d’une personne sont les liens entre ces deux états. L’harmonisation du tempérament de la personne va permettre la transition d’un état « non libéré » à un état « libéré ». Elle apprendra ainsi à mieux se connaitre, à communiquer qui elle est, avec elle-même et son environnement.

LE MEDIATEUR

médiateur paix

Un médiateur de type « NEUF » est un pacificateur. Il est l’acceptation et le soutien. Il recherche la paix et l’harmonie. C’est un conciliateur habile. Il est capable d’accepter autrui sans le juger, et il donne aux autres, le sentiment d’être compris et acceptés. Il peut être un arbitre impartial parce qu’il sait voir et apprécier les aspects positifs de chaque partie concernée. Son sens de l’équité peut faire de lui un combattant engagé pour la paix et la justice. Il est capable d’exprimer des vérités dures avec un tel calme et un tel sentiment d’évidence, qu’elles peuvent être admises sans difficulté par ceux qu’elles concernent. La présence d’un médiateur aide beaucoup à trouver son calme intérieur. Ce n’est pas un hasard si la zone du cerveau où se situe le tempérament médiateur est le lobe pariétal, car le médiateur correspond d’une certaine manière à l’être humain originel, non perverti, en contact avec tous les autres. Nous serions probablement tous des médiateurs, si nous n’étions pas nés dans un monde civilisé ou l’esprit de compétition, le carriérisme et la performance sont de mise. Le monde « civilisé » peut considérer cette attitude comme de la paresse. Mais ce manque de dynamisme correspond plutôt à une sorte de confusion intérieure.

Le médiateur a du mal à se comprendre lui-même. Il lui faut d’abord découvrir ce qu’il veut réellement, et devenir conscient de qui il est. En conséquence, il est partout et nulle part. C’est un généraliste, il sait un peu de tout, mais n’est maître en rien. Il a assimilé des bribes sur tout, mais ne connait rien en profondeur. Parfois, il lui manque simplement le courage ou bien il ne se trouve pas assez important pour étaler ses talents devant les autres. De cette façon, il peut s’introduire dans toute situation ou s’en retirer sans vraiment se faire remarquer. Ne pas se connaître, ne pas être conscient de ses besoins, de ses désirs et de ses qualités, cela permet de ne pas s’imposer et de ne pas provoquer de conflits. Dès que quelqu’un aborde un sujet, il s’y intéresse mais pas forcément avec passion. Si son interlocuteur change de sujet, il le suit. Le médiateur aime nager dans le sens du courant. Beaucoup de médiateur racontent qu’ils passaient inaperçus, dans leur enfance, ou qu’ils disparaissaient d’une manière ou d’une autre. Ils étaient ignorés ou repoussés lorsqu’ils exprimaient un avis. Les préoccupations des parents ou des frères et sœurs semblaient avoir la priorité. Même leurs colères n’étaient pas enregistrées. Ils ont donc décidés de garder leur colère pour eux.

médiateur confusion

D’autres médiateurs, se trouvaient dans une situation familiale si difficile, qu’ils devaient essayer de naviguer entre les fronts et comprendre les deux côtés, pour ne pas être broyés. C’est ainsi qu’ils ont développé un sens subtil pour les besoins et les intérêts des autres et appris avec le temps à mieux les discerner que les leurs. Sur ce point, le médiateur ressemble au tempérament serviteur de type « DEUX ». D’autres encore ont vécu une situation harmonieuse, sans hauts ni bas, ni défis ou ont été trop gâtés de telle sorte que très tôt, ils se sont laissés aller. A l’école, ils ont rarement fait preuve de beaucoup d’énergie.

Un médiateur libéré cesse de s’adapter aux situations pour éviter les conflits, et cherche l’autre parce qu’il est différent, tout en étant tolérant. Alors, il accepte de se découvrir lui-même intérieurement, pour ouvrir son cœur à l’humanité.

On ne peut faire autrement que d’aimer un médiateur. Il est gentil. Parfois, il a cependant l’air si gentil et si mou qu’il en devient insaisissable. La plupart des médiateurs ne changeront pas le monde parce qu’ils préfèrent le chemin du moindre effort et qu’ils ont peur de prendre des décisions. Ils adorent repousser sans cesse les tâches importantes et évitent tout ce qui présente trop de difficulté ou demande trop d’énergie. Eux-mêmes se trouvent non compliqués et simples, et se présentent comme tels. Les rapports avec un médiateur sont donc faciles. Il est honnête. Il n’y a pas chez lui de motifs cachés. Il dit ce qu’il ressent, même si de le découvrir en lui nécessite parfois un effort laborieux. Mais ce qu’il dit alors est vraiment ce qu’il pense. Certains médiateurs parlent d’une contrainte intérieure qui les pousse à répondre avec franchise aux questions. Après coup, il peut leur arriver de s’en vouloir de s’être ainsi livrés à quelqu’un qui n’était pas réellement digne de confiance. Un médiateur peut se diminuer, surtout à ses propres yeux. A première vue, il paraît humble. En réalité, cette humilité cache souvent une fausse modestie et la peur de se montrer. Comme il n’est pas toujours très sûr de lui, il préfère rester en retrait et cultiver une image dévalorisante de lui-même.

Il peut entrer dans une pièce et la quitter à nouveau sans que personne ne s’en aperçoive. Il n’attire pas l’attention et ne fait rien pour l’attirer. Rien ne se passe si les autres ne le remarquent pas ou ne s’adressent pas à lui. Mais si cela se produit, il est surpris : « Oh, tu m’as remarqué ! », et devient capable de sortir de sa cachette intérieure. C’est pourquoi il existe peu de grands personnages médiateurs de type « NEUF ». Comme le médiateur ne se trouve pas très important, les autres ne le voient pas. Ne se sentant pas à la hauteur des nombreux efforts qu’exige la vie, le médiateur fuit plus facilement que d’autres tempéraments vers une forme ou une autre de drogue. Ayant du mal à se bouger, il est facilement tenté de penser : « Ça m’aidera peut-être de boire un petit verre, de fumer une cigarette, ou de consommer une drogue douce ». Le médiateur recourt à des stimulants extérieurs forts, parce qu’il lui est difficile de se stimuler lui-même. Il donne parfois l’impression d’être absent, dans la lune ou un peu éméché. S’il n’y a pas d’activité autour de lui, il peut s’assoupir, sans prévenir, même en plein jour. Le sommeil peut être un refuge idéal si la vie est trop irritante. La nuit, en revanche, il souffre souvent d’insomnie. Dans une situation de détresse, le médiateur aura tendance à se retirer.

médiateur sommeil
médiateur contrat

Il ne veut être une charge pour personne. Il ne compte pas sur le fait que quelqu’un puisse le comprendre, l’aider ou même que quelqu’un puisse s’intéresser à ses problèmes. Mais lorsqu’il en arrive au point mort, dans un état de quasi paralysie, il a d’urgence besoin d’une aide extérieure. Des marques d’amour et d’attention peuvent faire des miracles et remettre sur pied un médiateur vidé de ses énergies. Le médiateur doit se forger un sentiment de sa propre valeur, afin de découvrir et développer son impulsion intérieure qui lui permettra de se libérer de la dépendance perpétuelle des stimulations extérieures. Par nature, le médiateur est nonchalant et se met difficilement en route. Cela peut en exaspérer certains ! Ils peuvent le trouver paresseux. Il a du mal à prendre des initiatives, à développer un projet, à tracer des perspectives d’avenir, à s’atteler à une tache et à l’exécuter. Il fait tout ce qu’il peut pour éviter de s’engager et se soustraire à la contrainte. C’est pourquoi, il faut veiller à conclure des contrats clairs avec lui, pour qu’il rende son travail en temps et en heure. Ainsi, il exécutera la tache convenue, mais jamais avec un jour d’avance. Dès qu’on lui laisse beaucoup de marge pour décider lui-même, on court le risque que rien n’avance.

L’attitude de base d’un médiateur peut se résumer à celle-ci : « Le Jeu n’en vaut pas la chandelle ! Tout cela est si fatigant et si complexe. Pourquoi rester debout quand je peux m’asseoir ? Et pourquoi m’asseoir quand je peux m’allonger ? ». Il est difficile de se soustraire à cette logique du médiateur, et à sa devise du : « Ne t’en fais pas ! Calme-toi ! Ça n’ira pas mieux si tu t’excites, et après tout, c’est moins fatigant et donc mieux de ne pas s’exciter ».

Un médiateur libéré sort de sa méfiance, construit sa maison en vue d’accueillir sa famille, et utilise sa force pour agir sans remettre au lendemain.

Si on est ami avec un médiateur, il se peut qu’il ne donne pas signe de vie pendant longtemps. Si vous décidez de lui envoyer un sms ou de lui téléphoner, il est tout touché que vous ayez pensé à lui ou voulu lui parler. Un médiateur, du moins s’il n’est pas libéré, n’aura jamais de lui-même l’idée d’établir un contact ou une relation. Aussi peut-il laisser l’impression qu’il ne vous aime pas. Mais dès que l’on prend soi-même l’initiative, on s’aperçoit qu’il s’en réjouit et qu’il réagit, même si ce n’est pas tout de suite. Si la réaction implique pour lui une corvée, par exemple écrire une lettre, il mettra peut-être plus de temps à répondre. Il a très rarement l’idée de faire le premier pas. Des parents médiateurs ont parfois du mal à s’occuper activement de leurs enfants. Ceux-ci risquent alors d’en tirer une fausse impression d’indifférence. Mais dès que les enfants prennent l’initiative, les parents réagissent et peuvent se montrer très tendres et affectueux. Il est typique du médiateur de tomber dans ses propres pièges. Par exemple, il peut hésiter à acheter un objet ou un livre sachant lui-même à l’avance, qu’en sortant du magasin, il ne l’utilisera ou ne le lira jamais. Il peut croire qu’il ne vaut rien et que rien, au fond, n’a de valeur. Il a tendance à se résigner. Celui qui veut aider un médiateur, doit travailler sur cette passivité agressive profondément enracinée.

L’attitude qui consiste à ne pas s’engager contient effectivement un message négatif. Elle recouvre en réalité une forme d’arrogance envers soi-même et le monde : « vous ne valez pas la peine que je me plie en quatre ! » Il ne faut pas oublier que le médiateur nourrit une profonde méfiance à l’égard de la vie. Sauf que chez lui, ce défaut est bien dissimulé. L’agressivité passive du médiateur, se manifeste surtout dans une gigantesque force d’inertie. Si un médiateur ne veut pas, il ne veut pas. Aucune force au monde ne peut l’amener à faire ce qui lui semble trop compliqué ou trop fatigant, et il n’y a rien de plus difficile de faire bouger un médiateur qui ne le souhaite pas. Le médiateur évite le conflit. Avec l’obstination et le sommeil, il possède encore deux moyens minimum de signaler indirectement sa contrariété sans s’exposer personnellement à de violentes secousses. Il peut attendre que ça se passe ou se mettre à l’abri. Un médiateur peut refuser obstinément d’aider à faire évoluer une situation. Il ne bougera pas d’un pouce, en espérant que le problème se réglera de lui-même. Ou bien, il se rétractera, en manifestant ainsi sa contrariété. Comme il perçoit très bien ce que l’on veut de lui, il peut aussi exprimer son irritation en faisant comme s’il n’avait rien remarqué.

Il ne satisfera pas une attente qui n’est pas clairement exprimée. C’est la seule forme d’hypocrisie à laquelle on puisse s’attendre avec un médiateur. Il faut beaucoup de temps avant qu’un médiateur exprime ouvertement sa colère. Soit il provoque l’autre par sa passivité jusqu’à ce que ce soit lui qui explose et crée alors une occasion de s’expliquer, soit il met en place un long processus qui prépare sa propre explosion. Dans un premier temps, le point de vue de l’autre lui paraît plausible et acceptable. Mais après réflexion, il s’aperçoit qu’il n’est pas d’accord. Ensuite, il faut qu’il s’assure intérieurement que sa colère est justifiée. Alors, et seulement alors, il se permettra peut-être une brève explosion de colère tonitruante qui l’effraye presque autant que son entourage habitué à son caractère docile.

Le médiateur ne s’encombre pas la tête de choses inutiles. Il aspire à se délester de toute charge superflue et à aller vers ce qui est simple et clair. Il apprécie par exemples les livres ou les exposés clairs et concrets. Tout ce qui est un peu confus ou trop abstrait l’ennuie. A travers cette simplicité, c’est aussi son propre centre qu’il recherche simplement en lui-même et qu’il craint ne pas trouver. Un médiateur non libéré peut chercher à tout éviter : la vie, le monde, le mal et le bien, et même lui-même. Il ne dispose d’aucun des mécanismes de défense à l’aide desquels les autres six types parviennent à protéger leur vie la plus intime contre les assauts du monde extérieur. Enfant du paradis, il ne se sent pas à la hauteur des dangers et des tentations de ce monde menaçant. Tout ce qui arrive du monde extérieur, le fatigue et l’épuise. Il dépense son énergie à éviter les conflits intérieurs ou extérieurs, à s’insensibiliser par rapport à eux et à refouler des sentiments trop forts. Alors qu’extérieurement, il produit une impression de calme et un effet apaisant, il peut bouillonner intérieurement. Mais ce n’est pas toujours le cas. Un médiateur peut aussi ressentir un très grand calme intérieur. Ce sont les moments les plus beaux de sa vie.

Lorsqu’il recherche un partenaire, le médiateur s’aperçoit souvent qu’il est tiraillé entre un fort désir de fusion et un désir profond d’autonomie. Aussi il lui sera difficile de s’engager définitivement dans une relation de couple et il peut lui falloir des années avant qu’il ait renoncé à toutes ses réserves. Il lui est tout autant difficile de renoncer et de s’arracher à une relation existante. « Si je ne peux pas vivre à travers cette personne et par elle, comment pourrais-je vivre tout court ? » Le médiateur trouvera son véritable amour à partir du moment où il aura trouvé le chemin vers son propre centre. A partir de là, il pourra rencontrer un partenaire sans fusionner avec lui. Un médiateur non libéré aura peur des énergies incontrôlées telles que la sexualité et l’agressivité qui risquent de l’exposer à des conflits. Il aura donc tendance à les contrôler de telle manière qu’elles ne pourront plus jamais lui servir de forces motrices. Un médiateur est extrêmement doué. Mais souvent, ses dons ne sont pas mis en valeur parce qu’il ne se donne pas la peine de les faire valoir. Il vit avec deux possibilités étroitement liées : il peut mener une vie belle, intéressante, sensible, remplie, affectueuse, vraiment humaine, ou ne pas même commencer à vivre et ne récolter aucun des fruits de la vie.

Dans ce dernier cas, le dicton « Qui ne fait rien, n’a rien » semble se vérifier. Plus que tout autre type de tempérament, le médiateur semble devoir se mettre en mouvement pour se libérer. La passivité peut être un gros handicap. Le médiateur évite les affirmations dogmatiques claires, essaie de faire plaisir à tout le monde et veut rester ouvert à tous et à tout. Pour se libérer, le médiateur devra passer à l’action. Une forme d’action qu’il va mener avec détermination. Le médiateur commence par hésiter et tergiverser pour repousser les échéances. Mais lorsqu’il prend une décision, il le fait dans un instant de clarté absolue. Sans réfléchir davantage, sans vérifier la justesse de sa décision et sans le moindre doute, il sait instantanément de quoi il en retourne et il agit sans que personne ne puisse l’en empêcher.

En amour, un médiateur sait ce qu’il veut. Il prendra tout son temps pour déclarer sa flamme à l’être aimer, et procédera par étapes. Mais dès que sa décision sera prise, elle le sera une bonne fois pour toutes, et sera un partenaire fidèle et loyal. Le côté positif de cette recherche d’harmonie réside dans le fait qu’il est un excellent médiateur et pacificateur. Il aspire à un monde sans trop de conflits où l’on peut vivre en paix les uns avec les autres. Ce qu’il recherche pour lui-même, il le souhaite aussi à tous les autres et ne croit pas qu’il existe des contradictions insurmontables. Du fait, justement, que le point de vue du médiateur n’est pas souvent très clair, il est capable de comprendre n’importe quel point de vue et de l’accepter. Par toute sa façon d’être, il donne l’impression de dire : « Je suis capable de comprendre les deux parties et de les réunir, alors, vous devriez y arriver vous aussi ». En présence d’un médiateur, on trouve facilement son calme et on se détend. Il est effectivement difficile de devenir très agressif en présence d’un médiateur. Souvent, le médiateur en est le premier à s’en étonner, parce qu’il se sent toujours déchiré, perturbé et ne peut croire qu’il puisse émaner de lui un sentiment de calme.

Un médiateur est un élément très riche dans un mouvement qui lutte pour la paix ou pour la justice. Il ne faut jamais oublier que le médiateur possède des qualités d’engagement au service de la justice et d’un monde meilleur. C’est un prophète doux. Et son rayonnement paisible désarme. Il œuvre avec d’autant plus d’efficacité que son intervention est indirecte.

Autant le consciencieux de type « UN » et le meneur de type « HUIT », font peur et les gens se sentent menacés, autant le médiateur de type « NEUF », inspire confiance. On lui passe beaucoup plus de choses. Le médiateur doit sentir qu’il est désiré, qu’il est important et qu’il a quelque chose à donner. Il doit faire l’expérience que d’autres croient en lui, pour que lui aussi puisse croire en lui. Un médiateur libéré peut aimer comme aucun autre, d’un amour inconditionnel. Déjà, le comportement d’un médiateur non libéré ressemble souvent à un amour total. En effet, comme le fait de juger les autres ou de se quereller avec eux risque de conduire à des tensions et à des conflits, l’acceptation de l’autre peut être une voie de moindre résistance.

Une fois de plus, nous voyons à quel point chaque don est ambivalent. Dans ce cas, le médiateur préfère risquer d’avoir à supporter le comportement inacceptable d’un autre pour s’épargner l’effort d’un affrontement. Le médiateur sait mieux ce qu’il ne veut pas, que ce qu’il veut. C’est pourquoi, il a plus de facilité à se décider quand il a le choix entre plusieurs options. Il peut alors les évaluer et écarter toutes celles contre lesquelles il éprouve intérieurement un rejet. L’option qui résiste le mieux à ce processus de sélection mérite alors d’être expérimentée. Pour se libérer, le médiateur doit apprendre à croire qu’il possède au fond de lui, une source d’énergie propre qui le rend capable d’agir avec détermination, en toute conscience du but à atteindre. Il a besoin d’agir avec courage, en assumant de bon cœur les risques, pour faire l’expérience de ce qu’il est. Tant qu’il reste inactif et passe son temps à réfléchir, il se résigne et s’enlise de plus en plus. Son énergie a besoin d’un point de repère et d’orientation. Lui-même a besoin de quelque chose vers quoi tendre de toutes ses forces. Le médiateur à être heureux lorsqu’il réussit à discerner l’essentiel de l’inessentiel, à se fixer des priorités claires et à agir en conséquence.

L’aspiration à l’harmonie et au calme du médiateur a aussi un côté positif qui s’exprime dans son désir de rassembler ce qui est désuni parce que résistant, complexe, non résolu, et de concilier et intégrer les contraires. Le médiateur recherche l’unité intégrale. Il essai de tout concilier : le bien et le mal, le masculin et le féminin. Il découvrit l’inconscient collectif, au plus profond de l’âme, en un point où les contraires se neutralisent parce que tous les hommes y sont identiques et « uns ». Le médiateur se sent profondément relié à ce fondement premier de l’être et peut aider les autres à renouer avec lui. Il est salutaire pour un médiateur de lutter avec détermination pour se forger son point de vue personnel, au lieu de suivre celui d’un autre. En se donnant un cadre bien structuré et un rythme quotidien régulier, il évitera de gaspiller toute son énergie avant même de démarrer un travail ou de retarder le moment essentiel par d’incessantes diversions. Le médiateur ne doit pas céder à un fatalisme passif, se laisser aller, se rétracter ou même abandonner la partie. Il est difficile mais très profitable pour un médiateur de s’efforcer à mener à bout un projet commencé. Au lieu d’échafauder des plans à l’infini, il ferait mieux de s’attaquer à ce qui se présente à lui et de poser la première pierre.

On pourrait confier la terre entière à un médiateur libéré, sans avoir à craindre qu’il s’enrichisse, qu’il exploite autrui ou recherche un avantage personnel. Il pourrait sauver le monde. Le seul problème, c’est qu’il est le dernier à mobiliser l’énergie nécessaire ou à nourrir suffisamment d’ambition pour se hisser jusqu’aux positions les plus influentes.

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