TEMPÉRAMENT DE TYPE 7 - LE CHERCHEUR

LE CHERCHEUR - INTRODUCTION

Le tempérament (le chercheur) d’une personne correspond à son caractère global, à sa personnalité, à sa manière de percevoir et d’appréhender son environnement et d’y répondre dans la relation. Ce tempérament est complété par deux ascendants, que je serais également en mesure d’identifier. Il est important de comprendre que chaque tempérament présente ses qualités et ses défauts propres. Ma pratique quotidienne m’a aidé à me centrer car je tiens à me sentir libre et c’est pour cela que je préfère l’emploi des mots : « libéré » et « non libéré ». En tant que médium, j’ai observé que les sentiments d’une personne sont les liens entre ces deux états. L’harmonisation du tempérament de la personne va permettre la transition d’un état « non libéré » à un état « libéré ». Elle apprendra ainsi à mieux se connaitre, à communiquer qui elle est, avec elle-même et son environnement.

LE CHERCHEUR

chercheur optimiste

Le tempérament chercheur de type « SEPT » est un type d’humain qui rayonne l’optimisme et la joie. Il est sensible aux trésors de chaque instant, capable de s’étonner comme un enfant et qui vit la vie comme un cadeau. C’est un épicurien, optimiste qui a de l’intuition. Il a besoin d’écouter, de comprendre, et il utilise le mental pour planifier sa vie de manière plaisante. Dans l’immédiateté de son approche au monde, il donne l’impression que tout ce qui est beau et bon existe en quantités suffisantes et que rien n’est superflu. Il déborde d’idéalisme, de projets et d’un enthousiasme communicatif. Le chercheur aide les autres à voir les beaux côtés de la vie et à en jouir. Le chercheur est un compagnon joyeux, son humour est contagieux et il sait rire de lui-même. Lorsqu’un chercheur est là, les enfants s’agglutinent toujours autour de lui. Joyeux, le chercheur ne semble pas à première vue être un type cérébral. Léger, plein d’humour, doué d’imagination, rayonnant, joueur et d’un charme désarmant, tel est le chercheur jusqu’au jour où il s’aperçoit que tout cela lui sert aussi à se protéger contre les agressions, les peurs et les souffrances. Beaucoup ont fait, au cours de leur développement, des expériences traumatisantes par rapport auxquelles ils ne se sont pas sentis à la hauteur.

Pour éviter que ne se reproduise une telle souffrance, ils ont développé une double stratégie. Premièrement, ils ont refoulé ou maquillé leurs expériences négatives et douloureuses. Le chercheur les décrient avec des images colorées, positives, même si objectivement le scénario était loin d’être aussi beau : « Nous avons évidemment eu droit nous aussi à notre lot de difficultés. Qui n’en a pas ? Mais il ne faut pas se laisser abattre pour autant ». Deuxièmement, ils se sont réfugiés dans la tête et ont commencé à programmer leur vie d’une manière qui leur assure autant de plaisirs et aussi peu de déplaisirs que possible. Comme ils sont par ailleurs capables d’allier l’agréable à l’utile, un grand nombre d’entre eux réussissent à atteindre un bien-être visible. Dans notre société, c’est la manière la plus immédiate de se protéger contre la souffrance et les difficultés. Il existe des chercheurs qui sourient en permanence. Cela peut finir par exaspérer. Le chercheur est le type Mary Poppins : tout est merveilleux. La vie est un Disneyland plein de prodiges et de merveilleuses surprises. On imaginerait tout à fait un chercheur de type « SEPT » américain rêver de se faire enterrer à Disneyland. Le chercheur est « l’éternel enfant ». Peter Pan pourrait être son patron !
chercheur Mary poppins

Ceux qui ont moins tendance à l’optimisme que lui, sont parfois tentés de lui crier : « Reviens les pieds sur terre ! Tout n’est pas drôle, spirituel et léger dans la vie ! ». Le chercheur adore les expressions telles que « Merveilleux !, Extra !, Super !, Génial !, Géant !, Sensass ! ». Il est curieux et avide de nouveauté. Comme si ce qu’il connaissait ou possédait déjà ne suffisait jamais. Il a besoin de changement, de stimulations, de nouvelles expériences, d’explorer toujours de nouvelles possibilités, de maximiser sa joie de vivre. Son agenda est rempli de rendez-vous sensationnels. Les taches moins agréables, en revanche, sont volontiers remises à plus tard ou ignorées. Si elles sont inévitables, le chercheur les « adoucira » autant que possible en se permettant de menus plaisirs, tels qu’une belle cassette de musique pour compenser un rendez-vous agaçant ou un petit détour par un magasin vidéo pendant un trajet professionnel ennuyeux. Perpétuellement en « manque d’adrénaline », il a du champagne dans le sang. Or il ne s’aperçoit pas qu’en fait, il fuit souvent devant le douloureux abîme de son âme.

Un travail intérieur amènera le chercheur à se libérer. Il sera capable d’apporter plus de tempérance et de modération dans ses actions, ce qui va développer en lui sa réflexion sur le sens de la vie et l’amener à avoir plus de lucidité.

Le chercheur n’est pas un spécialiste mais un « généraliste ». Il a toujours beaucoup de cartes dans son jeu parce qu’il ne veut pas se limiter dans ses options, mais cherche inconsciemment à échapper aux taches qui sont les siennes ou évite de trop approfondir une question ou d’aller trop loin dans une relation avec autrui. Dans la profondeur guette la souffrance. D’ailleurs, ses limites risqueraient de devenir visibles s’il se donnait entièrement à une cause, et cela aussi serait douloureux. C’est pourquoi le chercheur est passé maître dans l’art du bluff et du dilettantisme. Il éveille l’impression d’être doué de dons multiples et de tout savoir à tout propos.

En réalité, il lui suffit de quelques éléments qui, habilement combinés, donnent l’apparence d’une image d’ensemble bien maîtrisée. Il a du mal à s’établir dans une carrière professionnelle fixe. Cela ne le gêne pas d’exécuter plusieurs petits boulots simultanément dans des domaines différents. Il préfère travailler en indépendant ou dans une bonne équipe parce qu’il est par nature anti-autoritaire et que cela le blesse de se sentir entravé dans ses moyens d’action et dans sa liberté par un supérieur. Il n’aime pas non plus avoir des subordonnés. Le fait d’exercer un pouvoir sur autrui pourrait conduire à des conflits douloureux. La tentation du chercheur est son idéalisme. Celui-ci peut présenter plusieurs aspects. Il doit être sûr qu’il s’investit pour une bonne cause qui procure du plaisir à lui comme aux autres. Dans son désir de voir tous les hommes heureux, il nie ou refoule ce qui dans ses actes peut être cause de nuisance pour un autre, notamment lorsqu’il y a opposition entre ses besoins de satisfaction personnels et le bonheur d’autrui. L’idée, par exemple, que certains péchés sont inhérents à l’organisation de notre société et que nous les commettons tous du fait que notre prospérité est construite sur le dos du Tiers-Monde peut faire vivre au chercheur de profondes contradictions.

L’un de ses mécanismes de défense les plus fréquents est sa tendance à la rationalisation. Il parvient à refouler ses pensées sur l’injustice du système économique mondial en se disant que les pauvres ne seront pas plus heureux si nous renonçons à notre argent et aux possibilités qui nous sont offertes. Ou bien, il atténuera la douleur d’une séparation en trouvant des raisons rationnelles pour expliquer l’échec d’une relation et en se pénétrant rapidement des aspects positifs de sa nouvelle situation : « La liberté aussi est quelque chose d’appréciable ! ». La mort d’un proche lui sera plus supportable s’il se dit qu’elle est une « délivrance » et que cette personne a réalisé beaucoup de belles choses dans sa vie. Un chercheur religieux, sera soulagé s’il se dit que le défunt est maintenant entre de bonnes mains, auprès de Dieu. En général, la douleur n’est pas ressentie mais évacuée ! Ce mécanisme de rationalisation montre que le chercheur est un type mental. Le chercheur peut vivre longtemps sans prendre conscience du côté ombre de la vie et du monde, et stigmatiser comme rabat-joie ou « pessimistes invétérés » ceux qui mettent le doigt sur des points sensibles. Il lui faut généralement très longtemps avant de percevoir le côté ombre d’une relation ou même son propre côté ombre.

Parce qu’il veut que tout soit beau et bon, il occulte volontiers certains aspects de la réalité. La vision positive qu’il peut avoir de lui-même risque de gonfler son ego. Il refuse de percevoir sa souffrance. Beaucoup avaient peur du noir dans leur enfance et avaient besoin d’une lumière la nuit. Ils n’aiment pas l’obscurité et lui préfèrent la lumière et la couleur. L’une des méthodes les plus efficaces pour éviter la souffrance est de raconter des blagues. Elles leur permettent de ne pas entendre les choses désagréables. Les psychologues appellent cela : le « rire nerveux ». Le chercheur évitera la souffrance. Sa méthode est époustouflante de simplicité : « Je veux être heureux et pas triste ! ». « Je veux me réjouir de la vie ! ». Il est un optimiste notoire. Il a du mal à gérer les problèmes émotionnels, que ce soient les siens propres ou ceux d’autrui. La vue d’un malheureux rend le chercheur malheureux. Il a besoin de gens sympathiques et de « bonnes vibrations » autour de lui. Il est capable d’égayer les autres. Mais parfois, il essaie aussi de « retourner » la situation devant un malade dont il ne supporte pas la souffrance. Si cela devient trop brûlant, trop triste ou trop profond, il peut habilement orienter la conversation sur des voies moins risquées ou couper court avec des formules toutes faites telles que « Bientôt, ça ira mieux ! » ou « Il n’y a pas de quoi s’inquiéter ! ».

La gaieté et la légèreté affichées par le chercheur ne sont bien souvent qu’une apparence à double fond. Par moments, il s’aperçoit que derrière son sourire se cache une grande tristesse dont il a peur. Il aspire à ce que quelqu’un voie à travers son apparente gaieté et prenne sa souffrance au sérieux. Ses tentatives impuissantes à montrer à autrui cet autre aspect de lui-même avortent souvent faute d’être pris au sérieux.

L’entourage du chercheur s’habitue à son caractère et finit par le figer dans certaines images. Les proches d’un chercheur, ne peuvent souvent pas se douter qu’il lui arrive parfois de crier en son for intérieur. Par conséquent, le chercheur retombe dans son jeu bien connu : « Toujours sourire, car ce qui se passe à l’intérieur ne regarde personne » ou bien, avec beaucoup d’ironie à l’égard de lui-même « Ne t’inquiète pas, garde le sourire ! ». En pareille situation, il peut arriver que le chercheur retombe dans son rôle de composition qui est un rôle de clown et il souffre alors que d’autres s’amusent à ses dépens : « Ris donc, Bajazzo ! ». Mais souvent, il a tellement intériorisé son optimisme qu’il a du mal à percevoir ses difficultés et ses points d’ombre. L’erreur du chercheur est sa démesure ou comme on disait autrefois, « l’intempérance ».

 « Plus y en a, mieux ça vaut » est son slogan de prédilection. Dans notre société de prospérité, un tel slogan sera bu comme du petit lait par un chercheur ! Bien entendu, il ne s’agit pas seulement de manger et de boire. Un chercheur peut exagérer sur tous les plans ! Manger plus, boire plus, travailler plus, mettre en chantier plus de projets, quêter plus de marques de reconnaissance, habiter mieux, acheter plus, posséder plus. Mais surtout, il a un besoin excessif de plaisir, de joie et de divertissement. Il a le don de gonfler un événement cocasse et à lui donner des proportions inouïes. Il voit plus vite que d’autres le côté drôle d’une situation. Il a un sens infaillible pour déceler où trouver de quoi s’amuser, rire et en avoir pour son argent. Avec sa tendance à tout faire « de trop », il peut parler aussi de trop. Il doit travailler sur tous les plans à devenir plus sobre et plus « ascétique ». Il doit essayer de surmonter consciemment sa démesure. Un vrai conseil pour un travail en profondeur avec le chercheur pourrait s’énoncer comme suit : « Si tu crois qu’il faut parler autant, la moitié suffit bien ! Si tu crois qu’il faut boire autant, la moitié sera encore de trop ! Si tu crois que tu as besoin de toutes ces activités de loisirs, supprimes-en une sur deux ! ». Il faut toujours plus de moins pour qu’un chercheur puisse se délivrer de lui-même.

chercheur gourmande

Un travail intérieur amène le chercheur à se libérer. Ainsi, il accepte la vie comme un chemin de perfection et d’évolution. Il se sent aimé et devient plus libre. Alors, il est optimiste, n’évite plus la souffrance, et l’accepte quand elle est utile ou inévitable.

chercheur science fiction

Le chercheur adore la science-fiction, le futurisme, le fantastique et tout ce qui peut l’extraire du présent qui comporte un côté désagréable. C’est pourquoi il aime voyager. Il espère trouver encore davantage de joie ailleurs. Tout comme le serviteur de type « DEUX », le chercheur doit souvent faire face à des problèmes de poids. Il est souvent au régime, ce qu’il déteste, car cela entraîne des privations et des « souffrances ». Il aime bien manger, avec un faible pour le sucré qui « adoucit » la vie. Le serviteur « DEUX » stocke l’amour et le chercheur la joie et le bonheur. Pour le chercheur, comme pour le médiateur de type « NEUF », la drogue est une menace réelle. Il boit ou prend des drogues pour anesthésier la douleur. C’est un épicurien. Le chemin qu’un chercheur non libéré va prendre, sera le chemin vers toujours plus de superficialité. L’actuelle frénésie de consommation spirituelle illustre bien cette tendance. Après que la société occidentale ait exploité les ressources matérielles du monde, nous nous approprions maintenant l’héritage spirituel de l’Orient, sans payer le prix d’un véritable travail intérieur, alors son but le plus profond sera manqué. Car il est de nous appeler vers le chemin rocailleux de la conversion. Or ce cheminement intérieur ne s’obtient pas à bon compte ou à la va-vite.

Il n’est pas facile de critiquer ou d’attaquer un chercheur. Il écoutera tout avec un charmant sourire ou repoussera ce que vous lui dites en vous retournant quelques remarques spirituelles. En tout cas, vous n’aurez pas l’impression que la critique a eu de la « portée ». Il craint les attaques parce que « l’échec » est douloureux. Le don ou fruit de l’esprit du chercheur est son réalisme. Cela ne signifie pas que le processus d’intégration auquel il se soumet doit faire de lui un chevalier au triste visage. Il vit sur le mode de la joie et celle-ci ne doit pas lui être enlevée. Il faut seulement qu’il veille à ce que sa joie ne se manifeste pas aux dépens du côté ombre de sa vie et qu’aucun idéalisme faussé ne refoule la réalité. Une joie réaliste est une joie qui se manifeste en connaissance de cause, malgré toutes les difficultés de la vie. C’est le « Et pourtant » que le personnage en prière des psaumes de l’Ancien Testament oppose à Dieu même en situation de détresse : « Et pourtant, je resterai toujours auprès de toi, car tu me tiens par ma main droite ! (Psaume 73,23) ». Le réalisme est toute la différence entre un optimisme superficiel et un espoir profondément enraciné. L’invitation faite au chercheur est celle de la collaboration avec Dieu. 

Le chercheur non libéré croit qu’il est l’artisan de son propre bonheur et élabore sans cesse de nouveaux plans et de nouvelles formes pour optimiser sa vie. Collaborer avec Dieu, en revanche, suppose de se confronter à la réalité du monde qui est toujours un mélange de joie et de souffrance, et d’accepter les deux côtés de la vie. Le chercheur libéré qui s’y résout va prendre le chemin de Dieu, chemin qui passe par la mort pour aller jusqu’à la résurrection. Un tel chercheur est capable d’apporter la joie et l’espoir là où règne la tristesse. Cela suppose évidemment qu’il aille effectivement à la rencontre de la tristesse sans se dérober à cet appel. Il franchira alors le pas qui va de l’idéalisme au réalisme conscient. Le don du chercheur libéré est une joie sobre et réaliste. Cette joie peut devenir vraie et profonde si elle ne se noie pas dans une débauche sans fin de distractions superficielles. Pour préparer une très belle fête, il est bon d’en confier l’organisation à un chercheur. Pour célébrer une messe qui rende les gens joyeux, il est conseillé de confier à un chercheur la mise au point de la liturgie. L’une des tâches existentielles du chercheur est de démonter ses rationalisations hâtives. Il peut en arriver au point de ne plus vivre de joie spontanée, issue du cœur, à force de planifier et d’organiser le plaisir.

A force d’essayer d’éviter la douleur, il devient parfois obstiné et crispé. La même personne qui à l’instant était encore si joyeuse, peut soudainement se montrer étroite d’esprit, absolutiste et autoritaire, surtout si quelqu’un menace de lui gâcher son plaisir. La gaieté du chercheur non libéré est la conséquence de la peur et un instrument de l’instinct de conservation. L’énergie mentale se retire toujours de la vraie réalité. Il est le premier surpris lorsqu’il s’aperçoit que son énergie est souvent, au fond, une manière de se soustraire à la réalité et non un engagement véritable. Pourtant, au premier coup d’œil, il a souvent l’air très engagé, tant il brasse de l’air autour de lui. Il est important qu’il arrive à s’accepter lui-même en profondeur. Ainsi, il découvre qu’il est accepté par Dieu et, espérons-le, aussi par quelques proches, pas seulement pour son côté rayonnant mais entièrement, pour ce qu’il est. A partir de ce moment, il est capable de vivre dans la belle mais douloureuse réalité de l’ici et maintenant au lieu de s’évader dans des rêves éveillés sur le passé et l’avenir. Toujours à l’affût de nouvelles possibilités, il aspire parfois à un bonheur tout simple, par exemple s’allonger sur la plage et se dorer au soleil.

Qu’il ose donc se contenter de cela au lieu d’aller chercher une fois de plus une pile de bouquins, le baladeur, le carnet de notes et pourquoi pas aussi le dernier modèle de portable, afin de toujours se garder la possibilité de jouer sur tous les tableaux.

Le chercheur doit apprendre à surmonter sa peur excessive de la douleur physique et psychique. Certaines formes de méditation qui permettent de se confronter à son côté ombre peuvent lui être très utiles à cet effet. Une maladie ou des limitations librement choisies sont des moyens pour accéder à cette joie profonde à laquelle il aspire en réalité.

Celui qui aime un chercheur doit l’aider à se familiariser avec sa souffrance ! Il doit prendre conscience de son côté ombre, ralentir son rythme de vie, mettre fin aux bavardages sans fin et aussi accepter les aspects de sa vie qui ne sont pas nécessairement beaux ou faciles. Peut-être que la tache existentielle de certains chercheurs pourrait consister à naître une deuxième fois, et enfin devenir adulte.

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